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La Première

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Histoire

Un Jour dans l'Histoire

Jean Hansen, jeune résistant de la deuxième guerre mondiale : les raisons de l’engagement

36 min

| Publié le 14/02/24

Nous sommes le 11 janvier 1944, à la citadelle de Liège. Il est 8h20. Jean Hansen, vingt-trois ans, né à Seraing, étudiant en médecine et résistant communiste, est fusillé avec deux de ses compagnons de lutte : Gérard Ruysen et Ludovic Jacob. Dans la région, les trois hommes deviennent les héros d’une jeunesse en lutte contre le fascisme. Dans une lettre qu’il écrit de la prison Saint-Léonard, le 23 décembre 1943, Jean écrit : « Maman, pendant ces longs jours de prison, j’ai revu toute la jeunesse que tu m’as faite si belle. Tous les jours, je nous suis vus partant pour l’école, toi dans la rigole, moi sur le bord du trottoir te tenant le bras. J’ai aussi pensé aux beaux jours de Mormont, Lafosse, Toulouse, à tous mes copains. J’ai dit hier que je ne regrettais rien, Maman, c’est inexact. Je regrette de ne pas avoir été affectueux avec toi et avec Mam, depuis plusieurs mois. Voici pourquoi : je m’efforçais de cacher mon affection pour préparer le séparation que je pressentais depuis longtemps. » Quelle est le creuset familial et culturel qui a mené Jean Hansen pour qu’il s’engage à ce point pour ses idées. Quelle est la dynamique intellectuelle ? Quelles sont les relais politiques ? De quelle matière ce héros-là était-il fait ? Invité : Jean-Jacques Messiaen, licencié en histoire de l’Université de Liège. « Lettres capitales – Histoire de Jean Hansen, résistant communiste, et de sa ville, Seraing. » ; éd. Johnny Bersou and son. Sujets traités : Jean Hansen, Serain, médecin, résistant, fusillé,Gérard Ruysen, Ludovic Jacob, héros , fascisme, Liège