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La Première

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Histoire

Un Jour dans l'Histoire

13h20 : relire « Illusions perdues » de Balzac

90 min

| Publié le 06/09/22 |

Disponible jusqu'au 05/09/2023

Nous sommes entre juillet et novembre 1836. Honoré de Balzac entreprend la rédaction de ce qui deviendra « Illusion perdues ». Roman de l'ambition, de la vocation artistique, du cynisme du monde littéraire et journalistique, de la fracture sociale et géographique. L'accueil réservé par les contemporains de l'auteur du « Père Goriot » pour ce qui allait devenir un classique de la littérature ne fut pas toujours enthousiaste. Ainsi, l'homme de lettres que fut Eusèbe Girault de Saint-Fargeau n'y voit qu'une « longue et lourde diatribe contre la province », « un roman sans action et sans intérêt ». Dans « Le Corsaire », journal des spectacles, de la littérature, des arts et des modes, il ajoute : « Ce livre, dans lequel on n'entre que comme dans un égout, ce livre tout plein de descriptions fétides, ce livre dégoûtant et cynique, est tout simplement une vengeance de M. de Balzac contre la presse ». Eusèbe était sans doute ... excessif... Il n'empêche que cet ouvrage de Balzac sera assez peu réédité dans la seconde moitié du siècle, contrairement à d'autres de ses romans comme « La Peau de chagrin » ou « Eugénie Grandet ». Alors pourquoi devrions-nous lire ou relire, aujourd'hui « Illusions perdues » ? En quoi cette histoire est-elle actuelle ? C'est ce que nous allons tenter de comprendre... Invitée: Valérie André, directrice de recherche FNRS, professeure et conseillère pour la recherche en sciences humaines à l'ULB, membre de l'Académie royale de Belgique 14 heures : HECTOR, Le podcast qui questionne la science, les pratiques et les positionnements scientifiques HECTOR, c'est un podcast qui doit son nom à Hector Lebrun, une figure scientifique du 19e siècle, un biologiste oublié jusqu'à ce que, à l'Université de Namur, on se plonge dans ses archives. Ce savant brillant, têtu et polémiste a exploré divers sujets de science et de société qui sont ici revisités à la lumière du contexte contemporain. Épisode 2 : (Con)sciences À la fin du 19e siècle, Hector Lebrun traquait puis ouvrait des centaines de batraciens avant de les « massacrer » pour étudier leur appareil génital. Il appartient à cette génération de savants qui ont, en expérimentant sur des animaux, compris le fonctionnement du corps et des maladies. Alors pourquoi, si on lui doit tant de victoires contre les agents infectieux, l'expérimentation animale a-t-elle si mauvaise presse ? Dans cet épisode du podcast HECTOR, on va remonter à une époque à laquelle on disséquait les animaux morts ou vivants sans aucune considération éthique. On va voir comment la législation a progressivement encadré la recherche scientifique, souvent pour le meilleur, mais, les chercheurs le craignent, parfois pour le pire. Une série en 5 épisodes réalisée par Céline Rase, historienne à l'UNamur

Casting et équipe

Animateur

Laurent DEHOSSAY