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La Première

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Histoire

Un Jour dans l'Histoire

13h20 : Surcouf, le tigre des mers

90 min

| Publié le 08/06/22 |

Disponible jusqu'au 07/06/2023

Nous sommes le 8 juillet 1827, en Bretagne. C'est dans sa maison de campagne située près de Saint-Servan que Robert Surcouf tire sa révérence. L'ancien corsaire, devenu armateur tout puissant, est âgé de cinquante-trois ans. Inhumé à Saint-Malo, on peut lire, sur sa tombe : « Un célèbre marin a fini sa carrière Il est dans le tombeau pour jamais endormi Les matelots sont privés de leur père Les malheureux ont perdu leur ami. » Plus tard, sous la plume du marin, peintre et écrivain, Ambroise Louis Garneray, qui aurait voyagé à ses côtés, on pourra lire : « Surcouf était un de ces hommes qui, enveloppés d'une écorce assez rude, ne peuvent être devinés ni compris à la première vue. Ses manières rondes, aisées, mais originales, exigeaient que l'observation, pour pouvoir arriver à comprendre son génie, commençât d'abord par se familiariser avec sa nature... » Alors qui était Robert Surcouf ? Un gamin truculent passionné dès son plus jeune âge par la mer. Un audacieux et fin stratège, bête noire des redoutables navires britanniques. Un commerçant rusé. Un négrier. Héros aux yeux de ses contemporains. Légende parfois embarrassante pour l'Histoire. Embarquons avec celui que l'on le surnommait le « Tigre des mers »... Invité : Dominique Le Brun, écrivain de Marine. Auteur de « Surcouf, le Tigre des mers » paru aux éditions Tallandier. 14 heures : Le clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach 3/5 Que signifie cette expression « Bien tempéré » ? L'un des fils de Bach, Carl Philip Emanuel en donne une définition : « Les clavecins et clavicordes doivent être bien tempérés : en accordant les quartes et les quintes, avec les tierces majeures et mineures et les accords complets pour preuves, il faut affaiblir un tant soit peu la justesse des quintes, en sorte que l'oreille la perçoive à peine et que les vingt-quatre tons soient tous utilisables. » Le tempérament se réfère aux instruments à claviers impossibles à accorder mathématiquement juste. On est obligés de tricher si on souhaite jouer dans toutes les tonalités. Actuellement, nos oreilles sont accoutumées à entendre les pianos accordés de cette manière. Mais à l'époque, cette question est neuve et le tempérament a été sujet à débats durant de nombreuses années. Mathématiciens, théologiens, musiciens, tous se sont penchés sur cette délicate question. Les mathématiciens ont essayé de trouver les rapports les plus justes entre les intervalles, les théologiens ont souhaité que le tempérament soit le reflet de la perfection divine et les musiciens ont désiré aborder toutes les tonalités. Trouver un consensus parmi tout ce monde n'a pas été facile. Tempérer signifie adoucir et c'est exactement ce qui a été pratiqué sur les intervalles au milieu du XVIIIe siècle. Afin de pouvoir jouer dans toutes les tonalités, sans que l'une d'entre elles déchirent les oreilles des auditeurs, il a fallu trouver un compromis entre les proportions mathématiques définissant l'exactitude, la justesse du son et l'impossibilité d'appliquer ces principes pour l'accord d'un clavier. Cela signifie qu'originellement, chaque tonalité correspondait à un affect particulier. Théoriciens et musiciens ont définis ces affects, comme Mattheson, Schubart, Charpentier ou encore Rameau. Ainsi, on peut par exemple découvrir que Ré majeur symbolise ce qui est joyeux, guerrier, c'est le ton des triomphes, des Alleluias, des cris de guerre et de joie de la victoire. Une série en 5 épisodes réalisée par Cécile Poss

Casting et équipe

Animateur

Laurent DEHOSSAY