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La Première

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Histoire

Un Jour dans l'Histoire

13h20 : Aux sources du végétarisme

90 min

| Publié le 23/05/22 |

Disponible jusqu'au 22/05/2023

Nous sommes en 1891. Cette année-là, paraît, à Lausanne, un ouvrage intitulé « Le végétarisme et le régime végétarien rationnel, dogmatisme, histoire, pratique ». Il est signé par un médecin, nommé Ernest Bonnejoy, qui écrit, notamment : « Les guerres, civiles ou autres, le brigandage, les perfectionnements de « l'art de tuer » érigé en occupation constante ou principale de l'homme, et, sur un moindre plan, les haines, jalousies, égoïsmes, l'envie des particuliers les uns contre les autres, etc., sont un dérivé direct de l'habitude du meurtre alimentaire et de la « complicité par recel » que commettent les nécrophages. » Léon Tolstoï, l'auteur de « Guerre et Paix », et l'un des plus célèbres végétariens, ne dit pas autre chose, persuadé qu'il est que « tant qu'il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille ». Le docteur Bonnejoy estime que, ce qu'il appelle, la « nécrophagie exagérée » mène à la « ruine au moral comme au point de vue sanitaire », il en veut, d'ailleurs pour preuves que : « Les végétariens anglais ont déjà obtenu des résultats probants : chez eux, on ne rencontre plus ce type bouffi par l'absorption outrée des beefsteak qu'on y remarquait autrefois ; le vice de l'alcoolisme a aussi reculé et on ne le voit sévir chez aucun végétarien pratiquant (...). C'est encore un des points importants de la doctrine gleïzénienne, que le Végétarisme produit la pureté des formes, et que la nécrophagie ne donne que la laideur à une nature dévoyée de l'alimentation qui lui convient. » Jean-Antoine Gleize, que cite Bonnejoy, est un précurseur du végétarisme en France. Passons à la table des siècles et remontons aux sources du végétarisme ... Invité : Pierre Leclercq, membre du Centre de Gastronomie Historique, collaborateur scientifique de l'université de Liège et animateur de la chaîne Youtube « L'histoire à pleine dents ». 14 heures : Fritz Lang et son amour maudit 1/2 Fritz Lang, cinéaste allemand majeur du septième art moderne, a bâti son univers sur l'angoisse, la culpabilité et la peur. De M le Maudit au Docteur Mabuse, en passant par les héros de Metropolis, tous ses personnages sont marqués du sceau de l'infamie et/ou de la culpabilité. Revenons avec Jean-Marc Panis et son invité Arnaud Delalande, scénariste du roman graphique de Fritz Lang le maudit, (Les Arènes bd, avec Eric Liberge au dessin) aux sources de cette créativité terrifiante.

Casting et équipe

Animateur

Laurent DEHOSSAY