background

Charleroi – La Gantoise : deux pénaltys oubliés et une grosse polémique

Pro League

1 min

| Publié le 28/09/21

Le 28 octobre 2017, Charleroi rencontre Gand et Sébastien Delférière est l'arbitre du match. Une rencontre à l’apparence banale qui va cependant laisser des traces. Trois petites minutes de jeu à peine et le Gantois Yuya Kubo est fauché dans la surface par Dorian Dessoleil. La faute est manifeste mais Sébastien Delférière ne bronche pas. Et fait surprenant, même avoir après visionné les images grâce à l’arbitrage vidéo, il confirme sa décision : pas de pénalty malgré une faute, a priori, grosse comme une maison. "On voit que le défenseur de Charleroi accroche clairement le pied de Kubo. Si le VAR l’appelle, c’est que pour l’arbitre qui est dans la camionnette, il y a une erreur manifeste de l’arbitre principal. Après si l’arbitre décide de ne pas suivre, ça reste de son ressort. Et là pourquoi l’arbitre en question ne suit pas… je ne me l’explique pas" analyse Laurent Colemonts, ancien arbitre et formateur pour le VAR. Malgré les invectives des Gantois, le match se poursuit. Charleroi mène 2-1 au moment où on entre dans les arrêts de jeu. Les Buffalos poussent, la tension est palpable. 92e minute. Sur un ballon qui traîne et un tir gantois, Amara Baby touche grossièrement le ballon de la main dans la surface. "Il y a pénalty" crie Marc Delire aux commentaires. Mais comme en 1e mi-temps, Sébastien Delferière ne réagit pas. Pire encore, il ne consulte même pas le VAR qui l’avait pourtant appelé. Pourtant, comme lors de la 1e phase, la faute de main semblait manifeste : "C’est incompréhensible de ne pas siffler pénalty. Selon les critères en place le bras est écarté, c’est clair, pour moi. Est-ce que l’arbitre a la vue cachée ? Alors, le VAR peut entrer en jeu. Qu’il ne donne pas pénalty, c’est encore plus étrange" explique Laurent Colemonts. Gêné, Delferière le sera. Ou du moins, il fera bien comme si puisqu’il s’excusera auprès de Gand quelques jours plus tard, prétextant un "jour sans".