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La Première

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Histoire

Les « Illusions perdues » de Balzac

Un Jour dans l'Histoire

37 min

| Publié le 06/09/22 |

Disponible jusqu'au 05/09/2023

Nous sommes entre juillet et novembre 1836. Honoré de Balzac entreprend la rédaction de ce qui deviendra « Illusion perdues ». Roman de l’ambition, de la vocation artistique, du cynisme du monde littéraire et journalistique, de la fracture sociale et géographique. L’accueil réservé par les contemporains de l’auteur du « Père Goriot » pour ce qui allait devenir un classique de la littérature ne fut pas toujours enthousiaste. Ainsi, l’homme de lettres que fut Eusèbe Girault de Saint-Fargeau n’y voit qu’une « longue et lourde diatribe contre la province », « un roman sans action et sans intérêt ». Dans « Le Corsaire », journal des spectacles, de la littérature, des arts et des modes, il ajoute : « Ce livre, dans lequel on n'entre que comme dans un égout, ce livre tout plein de descriptions fétides, ce livre dégoûtant et cynique, est tout simplement une vengeance de M. de Balzac contre la presse ». Eusèbe était sans doute … excessif… Il n’empêche que cet ouvrage de Balzac sera assez peu réédité dans la seconde moitié du siècle, contrairement à d’autres de ses romans comme « La Peau de chagrin » ou « Eugénie Grandet ». Alors pourquoi devrions-nous lire ou relire, aujourd’hui « Illusions perdues » ? En quoi cette histoire est-elle actuelle ? C’est ce que nous allons tenter de comprendre… Invitée: Valérie André, directrice de recherche FNRS, professeure et conseillère pour la recherche en sciences humaines à l’ULB, membre de l’Académie royale de Belgique