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Culture

Rencontre avec le metteur en scène Romeo Castellucci autour de Walkyrie à la Monnaie

L'info culturelle

2 min

| Publié le 09/01/24

La Monnaie poursuit son cycle dédié au Ring de Richard Wagner. Après L’Or du Rhin en octobre 2023, place désormais à " La Walkyrie ". La première journée de la tétralogie sera présentée à partir du 21 janvier à la Monnaie, toujours sous la direction du chef d’orchestre Alain Altinoglu et dans le regard du metteur en scène italien Romeo Castellucci. Représentations du 21 janvier au 11 février à la Monnaie. Diffusion en direct le 6 février sur Musiq3. En streaming sur Auvio du 6 février au 6 août. Avec ce nouvel opus, La Monnaie nous invite à entrer plus encore dans ce récit qui croise les hommes, les dieux, les êtres mythologiques et les personnages légendaires. Tout commence par une nuit de tempête et par la fuite d’un jeune couple d’amants illégitime. Siegmund et Sieglinde sont frère et sœur. Ils viennent de se retrouver et ils sont éperdument amoureux. Que voulez-vous ? Les choses vont vite à l’opéra. Ils doivent fuir. Ils fuient la colère de leurs ennemis mais aussi et surtout le châtiment divin puisque là-haut, Fricka, la déesse du mariage, a exigé de Wotan, le Dieu des dieux, qu’il punisse cette union. Ce n’est pas tout. La Walkyrie, c’est l’histoire de Brünnhilde, la fille du Dieu des dieux, qui a reçu pour mission de punir le jeune couple et qui choisit de désobéir. Elle prend parti pour le couple avant d’être déchue et bannie du royaume céleste. La Walkyrie, c’est peut-être le plus intime, le plus lyrique des quatre volets du Ring. C’est le combat de l’amour et de la raison. C’est l’amour déraisonné d’un jeune amant. C’est le dilemme d’un Dieu qui est partagé entre un amour paternel et l’exercice de la justice divine. Plus que jamais ce sont des hommes qui se prennent pour des dieux et des dieux qui ont les faiblesses des hommes. Dans l’œil du cyclone Comme pour L’Or du Rhin, cette nouvelle production débute dans le silence et dans la pénombre d’un plateau dépouillé. Avant même que l’orchestre n’entame les premières mesures du prologue, le personnage de Siegmund apparaît derrière un rideau translucide avant d’être malmené par des centaines et des centaines de litres d’eau envoyés sous pression qui plaquent le personnage contre la paroi. Siegmund est un personnage tragique qui, au fil du récit, sera balayé par les éléments. " Tous les éléments sont contre lui. On comprend dès les premières mesures que Siegmund est un agneau à sacrifier. Siegmund et Sieglinde sont deux personnages extraordinaires sur le plan psychologique. Ils représentent la pureté de l’amour. Ils doivent mourir à cause de cet amour. Chez Wagner, l’amour est toujours un problème. " Romeo Castellucci au micro de François Caudron