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La Première

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Voyages-Tourisme

Les Belges du bout du monde en Afrique du Sud

27 min

| Publié le 09/11/13 |

Disponible jusqu'au 11/01/2054

Valérie Hirsch est née et a grandi à Uccle. Petite, elle est fascinée par les sculptures du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren et par le Continent Noir. Un attrait transmis par un grand-père qu’elle n’a pas connu et qui, comme entomologiste, a séjourné plusieurs années au Congo. Ses humanités une fois achevées, la Bruxelloise étudie l’histoire à l’université d’Aix-en-Provence. En 1981, sa licence en poche, elle met le cap sur Londres. Six mois durant, elle collabore au Leveller, un petit mensuel féministe et gauchiste du quartier de Brixton. Elle se rend également à Haïti pour un premier reportage à l’étranger. Car le journalisme est sa destinée. En 1984, après avoir obtenu sa licence en journalisme à l’ULB, Valérie se spécialise dans l’actualité européenne et les relations avec l’Afrique. D’abord journaliste au Bureau d’information européenne, elle est ensuite pigiste pour diverses publications avant de couvrir l’Europe et l’Afrique centrale pour Le Vif-L’Express et le journal parlé de la RTBF. À cette époque, elle multiplie les voyages et les reportages aux quatre coins du Vieux Continent et dans le Berceau de l’Humanité. En 1993, à l’occasion d’un périple dans la région des Grands Lacs, elle marche sur les traces de son grand-père en réalisant l’ascension du Ruwenzori, le troisième plus haut sommet africain. À la fin de ce voyage, lors d’un vol entre Bujumbura et Entebbe, elle fait la connaissance d’Alain Thijs, un compatriote installé en Afrique du Sud. Après de longs mois d’échanges épistolaires, en janvier 1996, Valérie s’installe aux côtés d’Alain à Johannesburg. Dans la capitale économique sud-africaine, elle poursuit son travail de journaliste et devient la correspondante de plusieurs médias francophones comme Le Soir, Ouest France, Le Temps, RFI, la RTBF ou TV5. Pour eux, elle couvre l’actualité de la Nation Arc-en-ciel et celle d’autres pays africains. De 2007 à 2013, elle s’investit aussi dans la décoration et la gestion des maisons d’hôtes de la réserve d’animaux Kwe Kwe, achetée par son mari, à 200 kilomètres au nord de Johannesburg. Par ailleurs, elle coordonne le projet Sizanani (aidons-nous, en sotho) depuis 2008. Ce programme aide chaque année 200 jeunes du township d’Alexandra à accéder à l’enseignement universitaire, en leur trouvant des " mentors " et des bourses d’études – financées notamment par la Fédération WallonieBruxelles. En leur donnant l’espoir d’une vie meilleure, notre journaliste a l’impression de vraiment changer des vies et de lutter contre l’extrême pauvreté. Un sentiment qui renforce son bonheur de vivre dans un pays de grands contrastes.