Passer à la recherche
background

Vivacité

-

Régions

La construction d’un nouveau canal était-elle vraiment nécessaire ?

Hainaut matin

1 min

| Publié le 06/09/22 |

Disponible jusqu'au 07/09/2042

Le Titan européen des voies d’eau a déjà 20 ans. En 2002, les premiers bateaux empruntaient le nouveau canal du Centre et l’ascenseur funiculaire que l’on aperçoit à plusieurs kilomètres à la ronde. Haut de près de 120, il remplace à lui seul 4 ascenseurs et deux écluses afin de racheter en 35 minutes, toutes manœuvres comprises, une dénivellation de 73 m. Les deux bacs qui fonctionnent selon le principe des vases communicants font 112 m de long et 12 m de large, soit les dimensions utiles afin d’embarquer un bateau à grand gabarit. Une péniche de grande envergure soustrait 125 camions des routes. Une quinzaine de translations, c’est-à-dire de montées et descentes, sont enregistrées chaque jour. Les bateliers et plaisanciers poursuivent leurs routes vers la Belgique ou la France selon leur carnet de bord. Vers l’Outre-Quivérain, il reste cette problématique de l'agrandissement du réseau français avec cette liaison du canal Seine-Nord Europe qui reliera Paris et le bassin de la Seine vers le nord de la France et le Bénélux. Au départ, le budget est calé à 4,3 milliards d’euros, sept aujourd’hui. L’inauguration est prévue pour le second semestre de 2027. La construction d’un nouveau canal était-elle vraiment nécessaire ? Au vu des désagréments, du budget considérable, des problèmes politiques et communautaires, il est légitime de s’interroger sur la nécessité de la construction d’un nouveau canal alors qu’une voie d’eau existait déjà. Le temps, la modernité et l’évolution ont nécessité un canal pouvant porter des bateaux à grand gabarit. Dans la foulée, le temps étant de l’argent comme le dit l’adage, le nouvel ascenseur funiculaire a été conçu en vue de réduire considérablement le temps de passage dans les bacs lors des montées et descentes, dites translations. Pas plus de 7 min pour l’ascension ou chemin inverse, 35 min pour l’ensemble des manœuvres (fermeture et ouverture des portes, gestion du niveau de l’eau, vérifications diverses, …). Le nouvel ascenseur en remplace quatre anciens et deux écluses. Autrefois, les bateliers et plaisanciers mettaient plus de cinq heures pour franchir le tronçon de 7km. Le tonnage est passé de 300 à 2000 tonnes.