Passer à la recherche
image podcast

La Première

-

Culture

Entrez sans frapper 22/06/2023

Spéciale Jean Eustache et Le Décor de film avec Dick Tomasovic/Sébastien Ministru/Franck Istasse

49 min

| Publié le 22/06/23

"Le Classico" de Sébastien Ministru : "Candide" de Voltaire. Le XVIIIe siècle n'est pas seulement le siècle de la philosophie. C'est aussi, et peut-être avant tout, le siècle du voyage et de l'exotisme, une période d'affirmation de soi où l'Orient permet d'accéder à l'essence humaine. Somme des expériences de Voltaire en 1759, Candide est l'expression mythique d'un itinéraire personnel. L'intrigue prend la forme du voyage dans un monde de souffrances, de préjugés et de guerres, ou du roman d'aventures dont le livre est aussi la parodie. Les chapitres brefs qui le composent sont autant d'étapes dans l'apprentissage du jeune et naïf Candide. À la recherche de sa compagne, il trouvera son jardin, modeste réplique du Paradis perdu, comme le rire est le reflet du tragique. Il sera question du livre "Le Décor de film : De D. W. Griffith à Bong Joon-ho" de Jean-Pierre Berthomé (Capricci). Quelle image du futur Blade Runner de Ridley Scott a-t-il inventée ? Pour quelle raison Pier Paolo Pasolini a-t-il préféré tourner L’Évangile selon saint Matthieu en Italie après des semaines de repérage en Palestine ? Comment Jacques Demy et son décorateur Bernard Évein ont-ils métamorphosé la ville de Rochefort ? Pourquoi les plafonds sont-ils aussi bas dans Le Procès d’Orson Welles ? Ce livre propose aux cinéphiles comme aux futurs professionnels du cinéma d’approcher les grands enjeux du décor. Particularités du cinéma vis-à-vis du théâtre et de l’architecture, incidences du tournage en studio ou en décors naturels, représentations du passé et du futur, trucages analogiques et numériques… Autant de grands thèmes qu’aborde Jean-Pierre Berthomé avant de consacrer treize études de cas à des films exemplaires de l’histoire du cinéma. Mais aussi spéciale Jean Eustache, à l'occasion de la sortie du livre "Jean Eustache : Un amour si grand..." de Philippe Azoury (Capricci). Les films de Jean Eustache continuent de nous parler, avec sensualité et gravité. A-t-on jamais vu filmographie entretenir un tel rapport d’intimité avec chacun de ses spectateurs ? Cinquante ans après la sortie de La Maman et la Putain, nous sommes toujours éblouis, éclaboussés et surtout concernés par la modernité du monologue de Veronika. Que s’est-il passé ? Et que se passe-t-il encore pour qu’une nouvelle génération, qui découvre enfin l’œuvre d’Eustache, longtemps invisible, s’y dévisage à son tour, jusque dans ses questionnements les plus actuels ? Depuis sa disparition en 1981, la figure d’Eustache hante le cinéma français. Philippe Azoury cherche à se saisir de sa complexité comme de son tranchant, dans cet essai qui traverse l’œuvre tout entière. On ne ressort pas indemne des films d’Eustache. Ils témoignent d’un amour infini pour le cinéma, mais d’un amour si grand qu’il nie son objet. Ils n’en finissent pourtant pas de nous servir d’éducation sentimentale. On en parle avec Dick Tomasovic, chargé de cours en histoire et esthétique du cinéma et des arts du spectacle à l'ULg. "Inspiré de faits réels" de Franck Istasse : Il sera question du monstre du Loch Ness avec le film du même nom « Loch Ness », réalisé en 1996 par John Henderson... Le talk-show culturel de Jérôme Colin. Avec, dès 11h30, La Bagarre dans la Discothèque, un jeu musical complétement décalé où la créativité et la mauvaise foi font loi. À partir de midi, avec une belle bande de chroniqueurs, ils explorent ensemble tous les pans de la culture belge et internationale sans sacralisation, pour découvrir avec simplicité, passion et humour.