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Société

Chronique Economique

Et si le rapport de force entre le capital et le travail se faisait au détriment du capital ?

4 min

| Publié le 30/11/22 |

Disponible jusqu'au 30/11/2023

La fin de l'année approche à grand pas, c'est donc l'occasion de tirer quelques leçons de cette année 2022, à la fois inquiétante et passionnante. L'une des leçons, pas forcément visible à l'œil nu, c'est qu'il y a une inversion du rapport de force entre le capital et le travail. Jusqu'à présent c'était le capital qui l'emportait sur le travail. En gros, mieux valait être rentier que salarié. Mais cet état de fait est en train de changer avec la crise. D'abord parce que les caisses des États ont été vidées par le COVID et par la guerre en Ukraine. A force de distribuer des aides ici ou là, les dettes publiques sont au sommet et la plupart des pays veulent davantage taxer le capital et le patrimoine immobilier, pour la simple raison que du côté de l'impôt des personnes physiques, nous sommes déjà au taquet, au maximum, et qu'il n'y a plus rien à racler. Sans oublier d'ailleurs que l'inflation est déjà en soi un impôt invisible sur le capital. En revanche le travail retrouve ses lettres de noblesse. Et la crise a beau être là, l'inflation a beau être élevée, la guerre des talents continue de faire rage. Car, paradoxalement, le marché de l'emploi reste solide. Les entreprises pleurent donc pour trouver de bons candidats. Et le résultat c'est que le marché de l'emploi est aujourd'hui en faveur des travailleurs, des salariés, et cela se voit dans la hausse des salaires. Nous sommes passés d'un marché de la sélection à un marché de la séduction, et notamment la séduction des plus jeunes qui veulent non seulement un salaire plus décent, mais aussi que l'entreprise qui les recrute leur donne un sens et des valeurs avec lesquels ils sont en phase. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30.