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Chronique Economique

Et si les réseaux sociaux étaient la cause de la crise bancaire actuelle ?

4 min

| Publié le 27/03/23

L’actualité de ces deux dernières semaines a beaucoup été monopolisée par les trois faillites des banques américaines et par le sauvetage in extremis de la banque Crédit Suisse. Et c’est normal ? Même les plus jeunes se souviennent de la crise financière de 2008 qui a mis tout de même la planète tout entière dans un pétrin incommensurable. Et personne n’a envie de revivre ce scénario noir fait à base de contagion et de banques qui tombent comme des dominos. C’est vrai, nous avons tous pu voir, en direct, comment en cinq jours à peine, une banque suisse qui a pourtant une histoire de 167 ans a disparu de la carte en cinq jours et a été absorbée par une autre banque suisse, UBS. Certains commentateurs n’hésitent d’ailleurs pas à dire que c’est en quelque sorte le hold-up du siècle. Pour quelle raison ? Mais parce qu’en résumé, aujourd’hui, le Crédit Suisse est une banque qui a des fonds propres évalués à 60 milliards, qui ont été payés à peine 3 milliards par UBS. Si ça, ce n’est pas la plus belle affaire du siècle, qu’est-ce que c’est alors ? Et si c’est le casse du siècle, cela risque hélas aussi d’être la casse sociale du siècle en Suisse puisque ces deux banques ont énormément d’agences en doublon. L’autre leçon que tirent tous les banquiers et sur tous ceux et celles qui ont pour mission de les contrôler, c’est qu’ils n’avaient pas pensé à une chose : les réseaux sociaux. C’est simple, lorsqu’on a demandé au président du Crédit Suisse qui était le responsable de cette catastrophe, il n’a pas hésité. Il a répondu la tempête sur les réseaux sociaux. C’est vrai. Lorsque la crise financière de 2008 avait éclaté. On se souvient des images à la télévision montrant les queues de déposants devant la banque britannique Northern Rock. Aujourd’hui, on a vu aucune image de la sorte devant les guichets des trois banques américaines qui ont fait faillite. Étonnant, non ? Parce qu’en 2008, je vous le rappelle, c’était juste un an après l’apparition de l’iPhone. Et oui, l’iPhone ne date que de 2007 et les autres constructeurs ont également suivi par la suite. Autrement dit, dans le cas de la Silicon Valley Bank, ce qui a fait fuir ses déposants, ce sont les commentaires sur des applis comme Slack, WhatsApp, Tweeter ou redite et la rumeur des difficultés de la Silicon Valley Bank. Elle s’est répandue à la vitesse de l’éclair et les clients des déposants ont pu d’un seul clic retirer leur argent via leur application mobile. Merci l’iPhone et merci aux autres constructeurs de smartphones… Sujets évoqués : résultat, milliards, dollars, Figaro, réseaux sociaux, difficultés, banques, panique, faillite, mouvement, moutonnier, gendarmes, financiers, monde, procédures, contrôle, aspect, inédit, esprits, animaux, psychologues, finance, terme, scientifique, mouton de Panurge, smartphone, poche, temps, cryptomonnaies, crise bancaire, Bitcoin, optimistes, génération spontanée, traditionnel, avenir, preuve, indépendants, système, états, manipuler, optimistes congénitaux, alternative, cas, œil, plonger, centaines, milliers, personnes, épargne, suicide, influenceurs, arbres, ciel. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21, la radio Rock'n'Pop.