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Classic 21

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Société

Chronique Economique

50% des Belges seraient demandeurs d’un gouvernement autoritaire, et si ces sondés faisaient fausse-route ?

4 min

| Publié le 24/01/23 |

Disponible jusqu'au 24/01/2024

C’est un classique de l’histoire des sondages, mais il n’empêche, il fait peur. Ce dernier sondage réalisé en Belgique par la RTBF et le quotidien Le Soir montre qu’un Belge sur deux souhaite une gouvernance autoritaire. Une partie non négligeable des Belges avoue un faible pour un chef ou un chef providentiel dont l’autorité ne serait donc pas entravée ni par des juges, ni par des médias ou encore des fonctionnaires. Fort sagement, les auteurs de ce sondage préconisent de ne pas juger les réponses, mais plutôt de se mettre à l’écoute de la population, de mieux comprendre les peurs exprimées. Et il ajoute qu’il vaut mieux tenter de convaincre ces sondés que des sociétés plus ouvertes, plus démocratiques protègent mieux le citoyen que les gouvernements autoritaires. C’est ce que je vais faire dans le cadre de cette chronique économique d’utilité publique. Je leur dirai en premier lieu à ces sondés, de nous croire ou de ne pas croire plutôt tout ce que je dis, mais d’aller vérifier via Google par exemple, tous mes arguments. Je leur dirais par exemple d’aller voir en Turquie, là-bas, c’est un homme fort qui dirige le pays, il n’est donc pas entravé par qui que ce soit, et c’est là son problème. Alors que son pays va mal, il ne fait aucune confiance aux experts. À quoi bon donc exactement ce que veulent d’ailleurs une partie des Belges sondés par ce sondage de la RTBF et du Soir. Le résultat, c’est qu’Erdogan a viré plusieurs gouverneurs de sa banque centrale qui lui ont dit qu’ils devaient augmenter les taux d’intérêt et non pas les baisser pour lutter contre l’inflation. Il ne les a évidemment pas écoutés, il les a même virés. Et aujourd’hui, l’inflation tourne autour des 65% et son pays est tellement instable que même les entreprises qui veulent quitter la Chine hésitent à s’installer en Turquie alors que ce pays est aux portes de l’Europe et qu’il a une main-d’œuvre qualifiée. Prenons notre ami Poutine. Là encore, les Russes ont voté pour lui car ils croyaient en l’homme providentiel et au sauveur de la Sainte Russie. Le résultat, c’est qu’aujourd’hui des mères russes posent la question de savoir ce que vont devenir leurs fils envoyés au front ukrainien. Elle demande à Poutine si Zielinski est vraiment un nazi et quel est l’intérêt de prendre des terres aux Ukrainiens alors que la Russie a des millions de kilomètres carrés inexploités ? Or, chacun sait que la Russie a déjà perdu la guerre, décidée aussi par un homme autoritaire et donc, comme le veulent une partie des Belges, par un chef sans contre-pouvoir. Le résultat au sortir de la guerre, la Russie va être ramenée à l’âge de pierre. Qui voudra encore investir dans ce pays s’il reste au pouvoir ? Les oligarques qui l’ont fait roi doivent d’ailleurs sans doute lui dire merci. Merci. Depuis qu’ils ont perdu leurs yachts et leurs villas de prestige. Quant aux Chinois, leur pays est sorti de la misère. C’est vrai de la misère noire grâce à un mélange de capitalisme et de communisme. Mais aujourd’hui, ils découvrent que leur dernier président est devenu un petit peu fou en raison du COVID, à force de mentir. C’est normal, il n’y a pas de presse libre pour le contredire. Sujets évoqués : président, chine, vaccins chinois, vaccins occidentaux, Occident, plan, immunité collective, rôle, primeur, économie, vie, médiocre, démocratie, résultat, modèle, magazine économique, The Economist, million, morts, autoritarisme, politique, zéro COVID, COVID, infini, avis, population, élites, chinoises, gouvernement, Belge, Singapour, Iran, jeunesse, dévot, corrompu, moelle, réalité, autoritaire, papier, imaginaire, foules, frustrées, absurdité, confinement, inflation, galop, Dieu, danger, crise, peur, ennemi, pensée.--- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21, la radio Rock'n'Pop.