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Classic 21

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Société

Chronique Economique

Doit-on s attendre à l'explosion d une bombe sociale le 5 février prochain, date de l'embargo européen sur le diesel russe ?

3 min

| Publié le 23/01/23 |

Disponible jusqu'au 23/01/2024

Le magazine L’Express nous avertit que le 5 février prochain, il y a un risque qu’une bombe sociale explose. C’est dans quatorze jours et si bombe il y a, elle a une longue mèche. Mais ce n’est pas une raison tout de même pour essayer de la désamorcer. Le problème, c’est que la bombe en question va même être activée par l’Europe. C’est une bombe que nous avons placée nous-mêmes… Je m’explique : l’Europe, depuis l’invasion de l’Ukraine, a décidé de punir la Russie avec des sanctions économiques. L’une d’elles est d’ailleurs à double tranchant puisque l’Europe a décidé il y a quelques semaines d’interdire aux navires de décharger la moindre goutte de pétrole dans un port européen. Mais le 5 février prochain, nous allons faire un pas supplémentaire. L’union européenne va interdire également les importations de produits pétroliers raffinés russes. Et quand on dit raffinés, vous devez comprendre Diesel. Or, le souci, c’est que notre vieux continent importe 50% de son diesel de Russie. La faute à qui ? Ça ne sert à rien de regarder du côté de l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel. Après tout, il ne faut pas lui faire porter tous les malheurs de la terre à cette brave dame. Non, c’est le résultat, Comme le confirment mes confrères de L’Express, à la fois d’un pur calcul économique. Ce n’était pas intéressant de garder ces activités de raffinage en Europe occidentale, car les marges bénéficiaires étaient trop faibles. Et puis, comme son raffinage posait quelques soucis environnementaux, on a préféré déléguer ça aux Russes. Une fois de plus, on a exporté notre pollution à nos frontières pour gagner en pouvoir d’achat interne. Mais si l’embargo sur les produits raffinés, donc le diesel se met bien en place le 5 février comme prévu, ne risque-t-on pas une envolée des prix à la pompe ? Bonne question. Alors a priori non. Fort heureusement, car les opérateurs pétroliers sont au courant de cet embargo depuis le mois de juin dernier. Ils ont donc eu huit mois pour tenter de s’adapter, ce qui, vous l’avouerez avec moi, n’est pas énorme comme délai, pour la simple raison que vous ne remplacez pas un fournisseur important d’un claquement de doigts. Ces opérateurs pétroliers du type Total, énergie et autres ont été toquer à la porte d’autres fournisseurs dans d’autres pays, comme l’Arabie saoudite, la Chine, également l’Inde et les États-Unis. Sujets évoqués : dirigeant, chinois, indiens, situation, achat, pétrole, brut, russe, rabais, transformer, raffiner, revendre, prix, fort, Europe, diversification, principe, pénurie, diesel, hausse des prix, optimiste, chaîne, approvisionnement, nette, termes, distance, Russie, cher, coûts, transport, répercuté, pompe, coup, canif, pouvoir d’achat, ménages, peur, confrère, gilets jaunes, Paul Claudel, Le Soulier de satin, pire, marché, carburants, imprévisible, ralentissement, économie mondiale, demande globale, prix, bas, mauvais, nouvelles, récession. . --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21, la radio Rock'n'Pop.