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Classic 21

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Société

Chronique Economique

Et si 2022 avait été surtout l'année de l'éclatement des bulles spéculatives ?

4 min

| Publié le 12/01/23 |

Disponible jusqu'au 12/01/2024

Le mois de janvier est devenu dans certains pays le mois sec, autrement dit le ''dry january'' ou si vous préférez un mois sans alcool, histoire sans doute de reprendre ses esprits après quelques jours de fêtes de fin d’année souvent trop arrosées. A ce propos, à l’instar de mes confrères du quotidien économique français Les Échos, je me demande s’il ne faudrait pas souhaiter sur le plan économique, de nous libérer des bulles. Pas des bulles de champagne, mais des bulles spéculatives, ces bulles qui se forment d’abord et avant tout dans nos têtes, qui nous font croire qu’une courbe qui monte depuis des mois, voire des années, ne peut connaître qu’une seule direction la hausse éternelle. Et l’année 2022, souvenez vous, vient pourtant de nous montrer que les arbres ne grimpent pas jusqu’au ciel, comme le dit le proverbe boursier. Regardez par exemple Tesla, la marque automobile iconique a perdu en 2022 plus de 60% de sa valeur boursière. Meta, le nouveau nom de Facebook, ce n’est guère mieux. Plus de deux tiers de la valorisation de cette méga entreprise sont partis en fumée. Autrement dit, la bulle des voitures électriques s’est bien dégonflée en 2022 puisqu’il ne s’agit pas que de Tesla, mais d’autres entreprises dans le même secteur. La bulle des valeurs technologiques en a fait tout autant au travers de l’exemple que je viens de citer de Meta. Et n’oublions pas la bulle des soi-disant cryptomonnaies qui sont plutôt des cryptoactifs car ceux et celles qui ont voulu récupérer leur argent en 2022 se sont rendu compte que le Bitcoin, ses petits frères et ses sœurs étaient au cœur d’une immense bulle de crédulité, mâtinée de termes très techniques, très jargon, pour cacher parfois de simples fraudes, comme on l’a vu fin de l’année 2022 avec la faillite retentissante de la plateforme d’échange FTX. Et donc on peut dire avec le recul que 2022 a été l’année de l’éclatement de plusieurs bulles, ce qui est plutôt bon signe pour 2023, même si personne n’est encore certain que la bulle de l’immobilier est la dernière qui reste, si je puis dire, ne finira pas par exploser un jour prochain, ce qui ne serait d’ailleurs pas une si mauvaise nouvelle que cela. C’est vrai, c’est étonnant de le dire ainsi, mais les médias se braquent souvent sur les prix de l’immobilier et voient toute forme de baisse comme une sorte de catastrophe. Alors oui, peut-être pour les seniors, mais pour les plus jeunes, ce serait au contraire une libération. La jeunesse, ne l’oublions pas, est notre avenir. C’est elle qui fait l’économie de demain, c’est elle qui paiera nos pensions, enfin on l’espère, mais c’est aussi elle qui est souvent privée de logement car il est devenu inabordable. Sujets évoqués : immobilier, petits commerces, fleurir, hauteur, loyers, bulles, mortel, croyance populaire, bourse, Saint-Esprit, mouton, convictions, Darren Hardy, spécialiste, monde entrepreneurial, 18, 40, 65, 18 ans, maturité, opinion, déboire, social, résolution, esprit --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21, la radio Rock'n'Pop.