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Classic 21

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Société

Chronique Economique

Et si nous parlions des bonnes nouvelles ?

3 min

| Publié le 25/01/23 |

Disponible jusqu'au 11/01/2024

Quand une catastrophe est évitée ou vient d'être évitée, c'est uniquement pour nous parler d'une autre qui nous attendrait au coin de la rue. C'est normal, le négativisme vend plus que les bonnes nouvelles. Et si, en ce début d'année, on faisait le contraire, on remercie le ciel ou qui vous voulez en se disant que tout n'est pas nécessairement noir. Les auditeurs de cette chronique économique sont souvent situés majoritairement en Belgique, mais également au Grand-Duché de Luxembourg et dans le nord de la France. Or, dans ces trois pays, le citoyen devrait se dire merci que les taux d'intérêt hypothécaires soient à taux fixe, très majoritairement. Pour quelles raisons? Parce qu'avec l'inflation, les taux sont inférieurs au taux de l'inflation et les taux d'emprunt sont inférieurs aux taux de l'inflation. Alors que si vous étiez britannique, vous auriez, comme c'est le cas aujourd'hui pour 800.000 personnes, un taux d'emprunt immobilier qui va doubler cette année lors du renouvellement obligatoire de leurs emprunts à un nouveau taux de marché. Alors merci qui? Merci le régulateur belge, français, luxembourgeois. Deuxième autre bonne nouvelle, nous ne sommes pas au Brésil, ni même d'ailleurs à Washington. Nous devrions donc remercier le ciel de ne pas avoir quelques fous furieux qui envahissent et saccagent nos parlements pour contester une élection. Merci qui? Merci aux citoyens tempérés européens et aussi aux médias européens qui ne jouent pas la polarisation entre les citoyens. Autre exemple, on nous a prédit la fin du monde avec des prix du gaz qui allaient nous mettre K.O. Définitivement. Et c'est vrai qu'après l'invasion russe de l'Ukraine, le gaz a atteint la barre des 350 €. Aujourd'hui, il tourne autour des 70 €, soit le niveau d'avant l'invasion de l'Ukraine. Grâce à quoi? Parce que l'offre s'est ajustée au ralentissement économique. Ensuite, parce que nous avons eu, et avons encore, des températures clémentes et parce que les stocks sont au plus haut. Bien entendu, les Cassandre n'aiment pas perdre et donc ils nous disent que l'horreur c'est pas l'hiver 2022 mais celui de 2023. En attendant, savourons tout de même le fait que les experts en fin du monde se soient une fois de plus plantés. Idem d'ailleurs pour les puces, ou si vous préférez les semi-conducteurs. L'Ukraine nous a révélé que ce sera au tour de Taïwan d'être envahie et que nous n'aurons plus de puces car elles sont partout dans nos équipements électroniques et nos voitures. Or ces puces sont majoritairement fabriquées à Taïwan. Résultat, le prix de ces puces avait explosé. Mais depuis lors, on n’en parle plus. Ses prix des puces à chuter parce que les Etats-Unis, l'Europe, la Chine se sont mis à construire des usines à puces. Et comme l'économie tourne au ralenti, devinez quoi? Il y a trop de puces aujourd'hui sur le marché. Et les prix font quoi? Ils s'effondrent. Mais de cela, personne n'en parle car une bonne nouvelle n'est pas forcément très vendeuse. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21, la radio Rock'n'Pop.