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Culture

Alexandre Hollan, Peindre l’invisible, à la galerie La Forest Divonne

Le rayonnement de la lumière dans la couleur

20 min

| Publié le 09/11/22 |

Disponible jusqu'au 10/11/2023

Alexandre Hollan est né à Budapest en 1933. Il a passé son enfance à la campagne. En 1956, l’insurrection de Budapest se traduit par un soulèvement populaire contre le régime communiste hongrois. Le jeune homme quitte son pays et se réfugie en France. Il vit encore aujourd’hui dans l’hexagone. Il passe l’hiver à Paris et l’été dans sa maison de vigne, dans l’Hérault. Capteur d’énergie Alexandre Hollan peint des arbres. Il peint des vies silencieuses, à la recherche de l’énergie profonde de la nature et des choses. Il réalise de grandes toiles figuratives dont le sujet est l’arbre ou il concentre en quelques traits une représentation essentielle du végétal, telle une écriture de l’arbre. Alexandre Hollan est un peintre de l’immobilité. Il se rappelle un souvenir traumatique. Enfant, il était assis sur une balançoire accrochée à un arbre. Il voulait arrêter le mouvement qui l’empêchait de se situer dans l’espace et le privait de la rencontre avec l’arbre qui ne se vit que dans une proximité fixe. Peintre de l’invisible Aujourd’hui, âgé de 88 ans, Alexandre Hollan franchit un pas de plus, immobile, vers l’essence des choses. Il peint l’invisible. Le rayonnement de la lumière dans la couleur. La vibration de l’image traduit la respiration de l’espace. Mondrian avait peint un arbre rouge, en 1912. Il avait repris le sujet ensuite jusqu'à dépouiller l'image, la réduire à des lignes horizontales et verticales, en privilégiant le rythme de la composition. L’énergie de l'arbre, il l'avait perdue. Alexandre Hollan a voulu garder le geste vibrant et le souffle du trait. Alexandre Hollan au micro de Pascal Goffaux.