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Histoire

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L'ÉGLISE CATHOLIQUE : ENTRE CHARITÉ ET JUSTICE

26 min

| Publié le 03/06/17

Nous sommes le 15 mai 1891, date de publication de l’ encyclique « Rerum novarum » (« Les choses nouvelles »). Dans ce texte, inaugural de la doctrine sociale de l'Église catholique, le pape Léon XIII écrit : "La concentration [...] de l'industrie et du commerce, devenus le partage d'un petit nombre de riches et d'opulents [...], impose ainsi un joug presque servile à l'infinie multitude des prolétaires. » Quarante ans plus tard, le 15 mai 1931, dans une autre encyclique, Pie XI, évoque les banquiers "détenteurs et maîtres absolus de l'argent, [...] dispensateurs du crédit selon leur bon plaisir". Jean XXIII, en 61, parlera d’une « vie économique devenue horriblement dure, implacable, cruelle." Paul VI, six ans plus tard, justifie l’expropriation « si du fait de l'étendue des revenus, [...] de la misère qui en résulte pour les populations, [...] certains domaines font obstacle à la prospérité collective." Jean Paul II, en1991, dénonce les contrats injustes passés entre patrons et ouvriers. Enfin, François, dans sa toute récente « Laudato si »(« Loué sois-tu ») rappelle, si besoin est, que «Certains croupissent dans une misère dégradante [...], d'autres font étalage avec vanité d'une soi-disant supériorité." Quelle est le sens de la doctrine sociale ou, plus exactement, DES doctrines sociales de l’Eglise ? Elles ont varié au fil du temps, entre charité et justice.